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Le voyageur de l'extrême

Le voyageur de l'extrême

dans le ventre du diable

Camp de la mort

La honte d'une génération

'' Le travail rend libre ''

« Que ce lieu où les nazis ont assassiné un million et demi d'hommes, de femmes et d'enfants, en majorité des Juifs de divers pays d'Europe, soit à jamais pour l'humanité un cri de désespoir et un avertissement. »
Auschwitz - Birkenau 1940 - 1945

 

le seul génocide industrialisé de l'histoire

près de 6 millions de mort

La Solution finale à la question juive (en allemand : Die Endlösung der Judenfrage) est un euphémisme du Troisième Reich pour le projet d'extermination des Juifs d'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale, appelé ultérieurement « Shoah » (hébreu : שואה, « catastrophe, anéantissement ») par les historiens et survivants.

Cette politique de génocide organisée et systématique débutant dans l'Europe sous domination nazie, déjà amorcée à l'Est avec l'Opération Barbarossa par l'action des Einsatzgruppen, qui ont ordre de tuer les juifs, est formulée en termes procéduraux et géopolitiques par les dirigeants nazis en janvier 1942 lors de la conférence de Wannsee, tenue près de Berlin et présidée par Reinhard Heydrich. Elle donne notamment lieu à la mise en place d'une infrastructure déployée dans toute l'Europe occupée permettant l'arrestation, le transport et l'extermination en masse de ses victimes, ainsi que la collecte de leurs biens, et aboutit à la mort de 90 % des Juifs polonais et des deux tiers de la population juive de l'Europe occupée par les nazis.

Les nazis recourent en effet à tout un langage codé spécifique qui leur servira à dissimuler leurs crimes dans les années suivantes : jusqu'à la fin, la déportation-extermination des Juifs sera ainsi désignée par l'euphémisme de « réinstallation à l'Est » ou d’« évacuation », le gazage massif comme un « traitement spécial » (Sonderbehandlung), les détenus livrés à l'extermination par le travail comme des « pièces » (Stück).

La Shoah (hébreu : שואה, « catastrophe, anéantissement ») est l'entreprise d'extermination systématique, menée par l'Allemagne nazie contre le peuple juif pendant la Seconde Guerre mondiale, qui conduit à la disparition de cinq à six millions de Juifs, soit les deux tiers,a des Juifs d'Europe et environ 40 % des Juifs du monde. On utilise aussi les termes de « génocide juif », d'« Holocauste » et de « hourban » (yiddish : חורבן , « destruction »).

camp de concentration et centre de mise à mort

Un centre de mise à mort , ce n’est pas un camp de concentration. Le système concentrationnaire nazi, marqué par l’ouverture du camp de Dachau en mars 1933, ne s’inscrit pas dans une logique d’assassinat immédiat des populations.

 

Les camps de concentration sont des outils de rééducation par le travail forcé.

 

Les victimes de la Shoah constituent une minorité à être internées dans les camps de concentration.

 

2 millions de juifs seront en effet assassinées lors de fusillades massives à l’Est, dans les centres de mise à mort – après leur sélection comme ce fut le cas lors de l’arrivée à Auschwitz – ou victimes de la politique de ghettoïsation des nazis.

Un centre de mise à mort est considéré comme un lieu vers lequel sont acheminées des populations afin de procéder à leur assassinat dès leur arrivée sur site.
 

6 centres situés en Pologne dont la spécificité est de procéder à des opérations de gazage pour assassiner les populations :


-Auschwitz-Birkenau
-Belzec
-Chelmno
-Majdanek
-Sobibor
-Treblinka


Près de 2,7 millions de Juifs y furent assassinés et près de 1,2 million à Auschwitz-Birkenau directement à leurs descente de train.

Auschwitz est le plus grand complexe concentrationnaire du Troisième Reich, et est à la fois un camp de concentration, un centre de mise à mort et un camp d'extermination par le travail. Le camp est divisé en trois parties distinctes : le camp de concentration Auschwitz I, initialement camp de prisonniers polonais ; le camp d’extermination Auschwitz II, initialement camp de prisonniers de guerre soviétiques ; le camp de travailleurs forcés Auschwitz III, fabrique de caoutchouc synthétique, carburant synthétique, explosifs, engrais etc, construit par IG Farben.

En effet, Auschwitz est aussi un centre industriel et un nœud de communication ferroviaire situé sur le territoire des localités d'Oświęcim (Auschwitz en allemand) et de Brzezinka (Birkenau en allemand), à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Cracovie, dans la province de Silésie, occupée par l'Allemagne après l'invasion de la Pologne en septembre 1939.

Le camp de concentration, dirigé par les SS, est créé le 27 avril 1940 à l'initiative de Heinrich Himmler; le centre d’extermination est construit à partir de la fin de 1941) et le second camp de concentration, destiné au travail forcé à IG Farben est créé au printemps 1942. Ces camps sont libérés par l'Armée rouge le 27 janvier 1945.

L'ensemble du camp et ses divers terrains annexes, dont le nœud ferroviaire de l'époque, a une superficie d’environ 55 km2 dont environ 10 km2 pour le camp à lui seul. C'est une enclave mémorielle perpétuelle sur le territoire de la Pologne d'aujourd'hui.

Les Juifs, désignés par les nazis comme leurs « ennemis irréductibles » et assimilés par leur idéologie à une race inférieure, sont affamés jusqu'à la mort dans les ghettos de Pologne et d'Union soviétique occupée, ou assassinés par l'emploi des méthodes suivantes : fusillades massives des Einsatzgruppen sur le front de l'Est (connues sous l'appellation « Shoah par balles ») ; travail forcé et sous-alimentation dans les camps de concentration ; gazage dans les « camions à gaz » ou dans les chambres à gaz des centres d'extermination. Dans ce dernier cas, les corps, privés de sépulture, sont éliminés par l'usage intensif des fours crématoires et la dispersion des cendres. Cet aspect de la Shoah en fait le seul génocide industrialisé de l'Histoire.

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L'extermination des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale se distingue par son caractère industriel, bureaucratique et systématique qui rend l'action génocidaire nazie unique dans l'histoire de l'humanité. Paroxysme d'antisémitisme, ce génocide élimine une population qui ne représente aucune menace militaire ou politique, sinon dans l'imagination des bourreaux. Les femmes, les enfants (y compris les nouveau-nés) et les vieillards sont tout aussi systématiquement traqués et voués à la mort de masse que les hommes adultes. En particulier, 1 500 000 enfants sont victimes de l'anéantissement. L'extermination physique des Juifs est aussi précédée ou accompagnée de leur spoliation systématique (aryanisation) et de la destruction d'une part considérable de leur patrimoine culturel et religieux.

 

Perpétré sur l'ordre d'Adolf Hitler, le crime est principalement mis en œuvre par la Schutzstaffel (SS) et le Reichssicherheitshauptamt (RSHA) dirigés par Heinrich Himmler, ainsi que par une partie de la Wehrmacht et par de nombreux experts et bureaucrates du Troisième Reich. Il bénéficie de complicités individuelles et collectives dans toute l'Europe, notamment au sein des mouvements collaborationnistes d'inspiration fasciste ou nazie et de la part de gouvernements ou d'administrations ayant fait le choix de la collaboration d'État.

Les centres d’extermination nazis (auparavant souvent appelés camps d'extermination) étaient des centres de mise à mort à grande échelle, dont « les opérations s'apparentaient par certains égards aux méthodes de production complexes d'une usine moderne ». Créés et organisés par le régime nazi d'Adolf Hitler, sous la responsabilité opérationnelle d'Heinrich Himmler et de son adjoint Reinhard Heydrich dans le seul but d'exterminer un maximum de personnes en un minimum de temps, ils firent près de trois millions de victimes, juives pour la majorité. Maillon essentiel de la Solution finale (voir Shoah), ils prirent le relais des fusillades de masse perpétrées par les Einsatzgruppen.

La finalité des centres d'extermination est la mise en œuvre d'une politique génocidaire à échelle industrielle visant des populations entières jugées indésirables par le régime. Ce caractère mortifère fondamental est délibérément et dès l'origine associé à l'objectif économique de confiscation et de récupération des biens des victimes, y compris l'or dentaire.

Au centre d'extermination de Chełmno et dans les centres de l'Aktion Reinhard, la « sélection » des déportés est sommaire et expéditive : la très grande majorité des arrivants est immédiatement gazée et seuls sont épargnés, pour un temps généralement bref, ceux et celles qui sont retenus pour participer aux tâches annexes du processus d'extermination, les Arbeitsjuden, pour reprendre la dénomination développée par Cerheli.

La sélection à l'arrivée des convois est nettement plus élaborée à Auschwitz où des membres du personnel médical de la SS, dont Josef Mengele, participent au tri. Auschwitz étant à la fois un centre d'extermination, un camp de concentration et un camp de travail forcé, les Juifs sont triés en deux groupes : les déportés considérés comme inaptes au travail, une partie des hommes et des femmes, les enfants, les personnes âgées ou handicapés et les malades sont immédiatement gazés ; l'autre regroupe les hommes et femmes considérés comme en état de travailler. Ils sont internés dans le complexe concentrationnaire et sont astreints au travail forcé, souvent jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Les fiches d'identités des 6 000 000 de victimes de la SHOAH sont accessibles

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